Impact des Acteurs Non-Bancaires sur le Paysage du Paiement de Détail (livre blanc Finthru)

Financial Breakthroughs (« Percée en Finance ») est une petite structure – à laquelle je suis associé – fondée sur l’accumulation d’une expertise poussée des sujets financiers et bancaires. La production de livre blanc librement distribuable est à la base d’une démarche cherchant à faire partager des synthèses sur les sujets impactant pour le secteur bancaire dans un horizon de 3 à 5 ans. Puis d’accompagner, la réflexion et l’application des plans stratégiques qui permettront de saisir les opportunités qui se présentent.

Si vous désirez aller plus loin ou organiser une présentation en interne à vos équipes, contactez Frédéric Baud à fbaud@finthru.com.

Ce livre blanc “Impact des Acteurs Non-Bancaires sur le Paysage du Paiement de Détail” est le second publié après un premier portant sur “L’Impact du Mobile sur le Paiement de Détail”

Ce livre blanc est librement distribuable sous licence Creative Commons CC-BY-NC-ND, vous pouvez le télécharger à l’adresse http://download.finthru.com/livres-blancs/lb-monnaie-electronique/Impact-des-Nouveaux-Acteurs-Non-Bancaires-sur-les-Paiements-de-Detail.pdf

En voici le résumé :

En 2006, la taille de la masse monétaire M1, utilisée pour les paiements de détails, était de 593,9 milliards d’euro. Avec environ 499 milliards d’euro en dépôt sur des comptes bancaires, cette masse de monnaie scripturale engendrait aux alentours de 5 trillions d’euros de transactions de paiement au travers du système interbancaire.

Depuis une dizaine d’années, le législateur européen a construit les conditions d’entrée de nouveaux acteurs non-bancaires, soumis à des agréments allégés par rapport aux banques qui étaient jusqu’ici les seules à avoir le droit d’opérer des services de paiement. Avec la première directive sur les établissements de monnaie électronique (DME1) datant de 2000, puis de façon plus volontaire avec la directive sur les établissements de services de paiements (DSP) de 2007 et enfin avec la nouvelle version de la directive sur les établissements de monnaie électronique de 2009, la commission a posé le cadre pour une redéfinition concurrentielle de la chaîne de valeur du paiement de détail.

La mise en application en France de ces nouvelles directives a toujours suivi avec un décalage d’au moins 2 ans l’adoption des textes européens. La DME1 était pratiquement restée lettre morte sur le territoire Français, et la DME2 est toujours en attente de transposition. Néanmoins, grâce notamment au passeport Européen, les choses ont commencé à bouger et on peut s’attendre à un impact de ces nouveaux acteurs non-bancaire dans un horizon de 3 à 5 ans.

Malgré la volonté de mise en concurrence, les banques gardent encore de nombreuses fonctions interdites aux nouveaux acteurs : services de paiement bancaires (chèque, virement, prélèvement,..), offre d’épargne ou de crédit. Ces fonctions sont de réels avantages compétitifs au sein de la chaine de valeur du paiement de détail.

Les nouveaux acteurs non-bancaires ont seulement obtenu le droit de venir concurrencer les banques au travers de la détention de monnaie électronique ou de services de flux de paiements. Ils ont en revanche des exigences sur leurs capitaux propres inférieurs à celles demandées aux banques dont la base du métier est la transformation de dépôts en crédits. La dynamique repose donc principalement sur l’ouverture à de petits acteurs, plus agiles de fonctions participant à la chaine de valeur.

L’enjeu est alors pour ces nouveaux acteurs, soit d’importer leur compétence unique acquise sur un autre métier, comme veut le faire Google, soit de développer des nouvelles compétences qui viendraient compléter celles des banques, avant que celles-ci

 

 

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